Marry Mubaiwa, l’ex-épouse du vice-président zimbabwéen Constantino Chiwenga, a retrouvé la liberté après près de sept ans de procédure judiciaire pour tentative de meurtre. En ordonnant sa libération, un magistrat a souligné les conséquences mentales, physiques et financières que cette longue affaire a entraînées pour elle.
Les autorités ont inculpé Marry Mubaiwa en 2019, après que Constantino Chiwenga l’a accusée d’avoir entravé son traitement médical en Afrique du Sud. L’accusation lui reprochait notamment d’avoir tenté de tuer son époux alors qu’il recevait des soins dans un hôpital de Pretoria. Le vice-président s’est ensuite rendu en Chine pour y suivre un traitement pendant quatre mois.
Selon le quotidien public The Herald, la décision du magistrat intervient après une demande de report d’un mois formulée par l’accusation pour entendre des témoins supplémentaires.
L’avocate de Marry Mubaiwa a salué cette décision comme une victoire, tout en regrettant qu’elle arrive trop tard après des années de procédure. Devant le tribunal de Harare, mardi, elle a dénoncé la durée excessive du procès et les atteintes aux droits de sa cliente. Elle a également précisé que la défense examinerait la situation si l’État décidait d’engager de nouvelles poursuites. Entre-temps, Mubaiwa avait passé plusieurs années en détention provisoire après le rejet de sa demande de liberté sous caution.





