Les États-Unis ont annoncé de nouvelles restrictions de visa visant certains ressortissants sud-africains en raison de politiques qui, selon Washington, favorisent la discrimination raciale, incitent à la violence ou permettent la confiscation de terres sans indemnisation.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé ces mesures le 15 septembre, affirmant que le gouvernement sud-africain n’avait pas répondu de manière adéquate aux préoccupations américaines. Bien que la mesure ne nomme pas d’individus en particulier, Washington précise qu’elle vise les personnes responsables ou impliquées dans la mise en œuvre des politiques en question.
L’Afrique du Sud a rejeté les allégations américaines et a exprimé son inquiétude face à cette décision. Le ministre des Affaires étrangères, Ronald Lamola, a déclaré que Pretoria considère ces mesures comme le reflet d’une présentation erronée de la politique intérieure du pays par des groupes prétendant parler au nom des Afrikaners et d’autres minorités. Le gouvernement sud-africain soutient que ses réformes foncières visent à remédier aux inégalités héritées de l’apartheid et insiste sur le fait que la loi n’autorise pas les saisies arbitraires de biens.
Cette décision s’ajoute à un différend diplomatique croissant entre Washington et Pretoria. L’administration Trump avait précédemment réduit l’aide à l’Afrique du Sud, expulsé son ambassadeur et soutenu les affirmations selon lesquelles les Sud-Africains blancs seraient victimes de persécution — des allégations que Pretoria a rejetées à maintes reprises. Les États-Unis ont également imposé des droits de douane de 30 % sur les exportations sud-africaines, tandis que l’ambassade américaine à Pretoria a averti que ces nouvelles restrictions de visa constituaient la première étape d’une série de mesures plus large.





