Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, a annoncé la dissolution du gouvernement de transition, trois mois avant les premières élections du pays depuis son indépendance en 2011.
Le Soudan du Sud a déjà reporté les élections à deux reprises et prolongé la période de transition à plusieurs reprises.
En vertu de la loi amendée, signée lundi, M. Kiir a démis de leurs fonctions les cinq vice-présidents du pays et a dissous le Parlement ainsi que les gouvernements national et régionaux.
M. Kiir est le candidat à la présidence pour son parti, le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM). Aucune personnalité de premier plan n’a annoncé son intention de le défier lors du scrutin de décembre et le principal chef de l’opposition, Riek Machar, a été limogé de son poste de vice-président et assigné à résidence
Le principal groupe d’opposition, le Mouvement populaire de libération du Soudan dans l’opposition (SPLM-IO) – le parti de M. Machar –, a annoncé jeudi qu’il ne participerait pas au scrutin.
« Certaines parties du pays échappent toujours au contrôle du gouvernement, et nous nous demandons comment les habitants de ces zones pourraient voter », a déclaré à la BBC Nathaniel Oyet, président par intérim du SPLM-IO.





