La Cour pénale internationale (CPI) a reconnu Mahamat Saïd Abdel Kani coupable de quatre chefs d’accusation de crimes contre l’humanité liés à des exactions commises à Bangui en 2013. L’ancien chef de la Séléka devra comparaître lors d’une audience distincte pour la détermination de sa peine.
Les juges ont reconnu Saïd coupable d’emprisonnement, de torture, d’autres actes inhumains et de persécution. L’accusation lui reprochait d’avoir supervisé un centre de détention où des combattants maltraitaient des personnes soupçonnées de soutenir l’ancien président François Bozizé. Saïd a contesté les accusations, tandis que les juges ont rejeté plusieurs chefs d’accusation de crimes de guerre, estimant que le conflit armé avait déjà pris fin au moment où les crimes allégués ont été commis.
Ce verdict fait de Saïd le premier membre de la Séléka à être condamné par la CPI. La Cour a précédemment condamné deux dirigeants du mouvement anti-Balaka pour des crimes commis durant le conflit en République centrafricaine. La CPI enquête sur la situation dans le pays depuis 2014.





