Le roi marocain Mohammed VI a annoncé ce mardi 29 septembre la nomination Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement , faisant d’elle la première femme à occuper le poste de Première ministre dans l’histoire du royaume.
Le Parti Authenticité et Modernité (PAM), qu’elle dirige, a remporté 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants lors des élections législatives du 23 septembre. Le souverain lui a également confié la formation du nouveau gouvernement.
Avocate de profession, ancienne ministre du Logement et maire de Marrakech, El Mansouri devra désormais négocier la composition d’une coalition. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a obtenu 66 sièges, contre 65 pour l’Istiqlal, tandis que le Parti de la justice et du développement (PJD) a remporté 54 sièges. El Mansouri a déclaré qu’elle n’imposerait « aucune ligne rouge » dans les discussions, alors que le PJD a annoncé son passage dans l’opposition.
Le nouveau gouvernement devra notamment superviser les dernières étapes des investissements liés à la Coupe du monde 2030, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. Il devra aussi répondre aux préoccupations économiques et sociales qui touchent particulièrement la jeunesse. Le scrutin du 23 septembre a enregistré environ 38 % de participation, selon les résultats officiels.
Cette nomination marque un changement historique dans la vie politique marocaine. Le roi conserve toutefois d’importantes prérogatives constitutionnelles, notamment en matière de défense et de politique étrangère. El Mansouri doit maintenant présenter son équipe gouvernementale au souverain pour approbation après les négociations de coalition.





