Plus de 100 soldats maliens auraient péri dans l’attaque du camp militaire de Dioura, dans le centre du Mali, le 10 septembre. Deux sources citées par Reuters évoquent entre 120 et 130 morts, tandis que le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda, revendique 150 soldats tués. Ces chiffres restent difficiles à vérifier indépendamment.
L’armée malienne confirme toutefois des pertes dans ses rangs et affirme avoir lancé une opération de représailles pendant plus d’une semaine.
Le JNIM a également revendiqué une attaque contre l’aéroport de Sévaré, qui accueille des avions militaires et des drones. Le groupe affirme avoir tué 33 membres des forces pro-gouvernementales à Sévaré et à Konna.
Un habitant a déclaré que l’aéroport avait subi des tirs pendant six nuits consécutives. Il a aussi indiqué avoir vu environ 40 soldats maliens et combattants russes blessés dans un hôpital de Sévaré.
Ces attaques illustrent la pression croissante du JNIM sur les forces maliennes dans le centre du pays. Le groupe avait déjà revendiqué l’attaque de Dioura et publié des images de soldats capturés. De son côté, l’armée malienne affirme avoir évacué ses troupes du camp et mené des frappes contre les positions ennemies. Les autorités n’ont toutefois pas communiqué de bilan officiel précis concernant leurs pertes à Dioura.





