Le ministère sud-africain des Relations internationales a convoqué mardi l’ambassadeur américain Leo Brent Bozell III pour la troisième fois depuis sa prise de fonctions, en février 2026. Pretoria lui reproche un « comportement non diplomatique », sans préciser les faits à l’origine de cette nouvelle démarche. Selon l’agence Reuters, le DIRCO a confirmé qu’il avait officiellement convoqué l’ambassadeur, alors que Washington n’avait pas encore commenté la situation.
Des tensions persistantes entre Pretoria et Washington
Cette nouvelle convocation intervient dans un contexte de relations tendues entre les deux pays. Pretoria conteste notamment les déclarations de Donald Trump sur la situation des Sud-Africains blancs et défend ses politiques destinées à corriger les inégalités héritées de l’apartheid. Les États-Unis ont également imposé récemment des restrictions de visa à certains Sud-Africains, tandis que Pretoria continue de réclamer le respect de sa souveraineté.
Bozell avait déjà fait l’objet d’une démarche diplomatique sud-africaine en mars après des déclarations publiques sur le système judiciaire et certaines questions historiques du pays. Ces dernières semaines, l’ambassadeur a également multiplié les interviews dans les médias sud-africains, exprimant son mécontentement face à la réponse de Pretoria aux préoccupations de Washington et évoquant la possibilité de nouvelles mesures américaines.
Pretoria maintient le dialogue malgré les désaccords
Malgré cette nouvelle confrontation diplomatique, le gouvernement sud-africain affirme vouloir maintenir le dialogue avec Washington. Le ministre des Relations internationales Ronald Lamola a récemment déclaré que Pretoria restait ouvert aux discussions malgré les restrictions de visa américaines. Les deux pays poursuivent ainsi leurs échanges sur plusieurs dossiers bilatéraux, même si leurs désaccords sur les politiques sud-africaines et les questions liées à l’histoire de l’apartheid restent importants.
Le DIRCO assure que les discussions entre les deux gouvernements se poursuivent afin de régler les questions encore en suspens. La nouvelle démarche diplomatique marque néanmoins un nouvel épisode dans une relation devenue plus tendue depuis l’arrivée de l’administration Trump. À ce stade, ni Pretoria ni Washington n’a annoncé de nouvelle mesure directement liée à cette troisième convocation.





