L’Ouganda renforce ses mesures sanitaires face à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Le ministère de la Santé impose désormais une quarantaine de 21 jours, à leurs propres frais, aux citoyens ougandais qui reviennent du pays voisin, où l’épidémie a fait plus de 4 800 morts depuis mai, selon les chiffres communiqués.
Les autorités interdisent également aux voyageurs ayant séjourné en RDC de transiter par l’Ouganda et renforcent les contrôles à l’aéroport international d’Entebbe ainsi qu’aux frontières terrestres. Le ministre de la Santé, Chris Baryomunsi, a précisé que seuls les déplacements jugés essentiels seraient autorisés depuis la RDC, sous strictes mesures sanitaires. Ces décisions interviennent après la détection de cas d’Ebola au Kenya et au Nigeria chez des personnes ayant transité par l’Ouganda. Kampala affirme toutefois n’avoir enregistré aucun cas sur son territoire dans le cadre de cette nouvelle flambée.
Le risque inquiète les autorités en raison des échanges commerciaux, des déplacements et des liens familiaux entre l’Ouganda et la RDC, où la transmission se poursuit. Le Kenya a confirmé plusieurs cas après le décès d’un homme d’affaires arrivé à Nairobi, tandis que les autorités ougandaises et nigérianes enquêtent sur les déplacements d’une patiente infectée au Nigeria.
L’épidémie actuelle implique la souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible, même si des essais sont en cours. Les autorités appellent donc la population à rester vigilante et à respecter les mesures de prévention.





