La candidature de Gianni Infantino à un nouveau mandat de président de la FIFA pourrait se heurter à un défi inattendu de la part d’Arsène Wenger. Selon The Times, des opposants au président en exercice tentent de convaincre l’ancien entraîneur d’Arsenal de se lancer dans la course en vue de l’élection prévue le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc. Infantino, réélu sans opposition en 2023, fait face à des critiques croissantes concernant sa gestion, notamment après la levée de boucliers suscitée par son projet « FIFA Forward Enterprise ».
Cette initiative visait à attirer environ 4,2 milliards de dollars d’investisseurs privés en cédant près de 20 % d’une nouvelle entité chargée des opérations commerciales, incluant les droits de diffusion et les contrats de sponsoring. Les critiques ont pointé du doigt le manque de transparence et de concertation, contraignant Infantino à abandonner le projet début août.
Le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, ainsi que plusieurs autres confédérations, ont depuis réclamé des garanties de gouvernance plus solides. Bien qu’Infantino bénéficie toujours d’un soutien important, notamment auprès des 54 fédérations nationales africaines, ses opposants peinent à trouver un candidat crédible capable de fédérer leur contestation. À 76 ans, Wenger pourrait apporter l’expérience et l’envergure internationale dont ils ont besoin, même s’il n’a ni déclaré sa candidature ni confirmé une quelconque intention de se présenter.
Une éventuelle candidature de Wenger revêtirait une importance particulière, dans la mesure où Infantino l’avait nommé directeur du développement du football mondial de la FIFA en novembre 2019, après son départ d’Arsenal où il avait officié pendant 22 ans. Depuis, le Français a œuvré au développement des jeunes, aux académies de football et à l’analyse technique. Toutefois, il a pris ses distances avec le projet « FIFA Forward Enterprise » en août, affirmant en avoir pris connaissance par les médias et qualifiant son abandon d‘« absolument nécessaire ». Ses critiques ont suscité des interrogations quant à la réelle convergence de ses vues avec celles d’Infantino. Reste à savoir si Wenger quittera ses fonctions techniques pour entrer dans l’arène politique, mais son nom pourrait devenir un point de ralliement pour ceux qui cherchent une alternative au président en place.





