Au Nigéria, un homme comparaît devant la justice après avoir, selon l’accusation, créé de toutes pièces une agence gouvernementale, s’être nommé à sa tête et avoir obtenu près d’un million de dollars du budget fédéral.
Adeniyi Adeyemi fait face à huit chefs d’accusation pour faux et usurpation de fonction. Il a plaidé non coupable et le tribunal l’a placé en détention provisoire jusqu’au 12 octobre.
Depuis 2024, Adeyemi se présentait comme le directeur général du Presidential Foreign Investment Promotion Council (PFIPC), une structure que la présidence nigériane affirme ne jamais avoir créée ni autorisée. Pourtant, l’agence disposait de bureaux au sein du secrétariat fédéral, avait obtenu une dotation budgétaire d’environ un million de dollars et avait tenté d’ouvrir des comptes auprès de la Banque centrale du Nigeria. Plusieurs administrations avaient aussi traité ses demandes en pensant avoir affaire à une institution officielle.
Les procureurs accusent Adeyemi d’avoir fabriqué une lettre de nomination attribuée au président Bola Tinubu et portant prétendument la signature de son chef de cabinet, Femi Gbajabiamila. Il aurait également utilisé des documents à en-tête de la présidence pour obtenir des locaux, du personnel et la coopération de plusieurs organismes publics. Adeyemi rejette ces accusations et affirme que le PFIPC existait réellement. L’affaire soulève désormais des questions sur les failles des contrôles administratifs au Nigeria, alors qu’aucun responsable gouvernemental ne fait pour l’instant l’objet d’accusations de complicité.





