Le Niger porte sa participation dans le projet d’uranium de Madaouela à 40 %, contre 20 % auparavant. La pays a également annoncé qu’il met ainsi fin au différend qui l’opposait à Atomic Eagle et ouvre une nouvelle phase pour ce projet situé dans la région d’Agadez.
Le conflit remonte à 2024, lorsque les autorités nigériennes ont retiré le permis d’exploitation à GoviEx, l’ancien détenteur du projet devenu depuis Atomic Eagle. L’entreprise avait alors engagé une procédure d’arbitrage international. Les deux parties ont ensuite suspendu cette procédure pour privilégier les négociations et rechercher un accord.
La nouvelle convention confie 60 % du projet à Atomic Eagle, qui conserve le contrôle opérationnel, tandis que l’État nigérien détient les 40 % restants. Le nouvel accord prévoit également une redevance initiale de 10 millions de dollars et des engagements en matière de renforcement des capacités de l’administration minière et de développement local.
Avec cet accord, Niamey cherche à renforcer sa participation dans un secteur stratégique pour son économie. Le Niger figure parmi les grands producteurs mondiaux d’uranium, tandis que les autorités sahéliennes cherchent depuis plusieurs années à accroître leur contrôle sur les ressources minières et les revenus qu’elles génèrent.





